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SOPK nouveau nom en 2026 : tout comprendre sur le SMOP (ex-SOPK)

SOPK nouveau nom en 2026 : tout comprendre sur le SMOP (ex-SOPK)

Le SOPK (syndrome des ovaires polykystiques) vient officiellement de changer de nom. Depuis mai 2026, il est désormais appelé SMOP : Syndrome Métabolique Ovarien Polyendocrinien. Ce changement historique résulte d’un consensus international porté par les sociétés d’endocrinologie et les patientes elles-mêmes.


Qu’est-ce que le SMOP (ex-SOPK) ?

Le SMOP (anciennement SOPK) est la maladie hormonale la plus fréquente chez les femmes en âge de procréer. Elle touche environ 10% des femmes, soit environ 170 millions de femmes dans le monde.

C’est également la première cause d’infertilité féminine.


Pourquoi le SOPK change-t-il de nom en 2026 ?

Pendant 90 ans, le terme “syndrome des ovaires polykystiques” a été utilisé, mais il est en réalité trompeurLe terme « polykystique » provenait de l’observation initiale de multiples structures ovariennes ressemblant à des kystes qui sont en réalité des follicules immatures bloqués dans leur développement, visibles à l’échographie. Le SOPK n’est alors pas uniquement un problème de “kystes” aux ovaires : c’est une maladie hormonale et métabolique complexe qui affecte plusieurs systèmes du corps.

Le nouveau nom, SMOP, reflète mieux cette réalité :

  • Métabolique met en avant les risques de diabète et les troubles du métabolisme, notamment les impacts sur le poids, la glycémie et le cœur.

  • Ovarien souligne l’impact sur la fonction ovarienne, avec des règles irrégulières et des difficultés de conception.

  • Polyendocrinien indique la présence de dérèglements hormonaux multiples, touchant les androgènes, l’insuline et d’autres hormones.

Ce changement vise à :

  • Améliorer la compréhension de la maladie.

  • Orienter le diagnostic vers des signes hormonaux et métaboliques, pas seulement échographiques.

  • Réduire la stigmatisation liée au terme “polykystique”.

  • Favoriser une prise en charge globale (endocrinologue, diabétologue, nutritionniste, dermatologue, santé mentale).


Symptômes principaux du SMOP

Les symptômes varient d’une femme à l’autre, mais les plus fréquents sont :

  • Troubles du cycle : règles irrégulières, absentes ou très espacées.

  • Hyperpilosité (hirsutisme) : pilosité excessive au visage, au torse, sur le ventre (environ 70% des femmes).

  • Acné persistante et chute de cheveux.

  • Prise de poids difficile à perdre, surtout au niveau abdominal.

  • Fatigue chronique.

  • Difficultés de conception : infertilité ou délais de conception allongés.


Risques à long terme

Sans prise en charge adaptée, le SMOP peut augmenter les risques :

  • De diabète de type 2.

  • De maladies cardiovasculaires.

  • De troubles métaboliques divers (dyslipidémie, résistance à l’insuline).


Ce qui change concrètement avec le nouveau nom SMOP

Le changement de nom n’est pas seulement sémantique. Il a des implications pratiques pour les patientes et les professionnels.

1. Un diagnostic plus complet

Auparavant, le diagnostic reposait souvent sur la présence de “kystes” à l’échographie. Avec le SMOP, on cherche aussi :

  • Des signes hormonaux (taux d’androgènes, bilan endocrinien).

  • Des signes métaboliques (glycémie, insuline, cholestérol).

  • Des signes cutanés (acné, hyperpilosité).

  • Des troubles du cycle menstruel et de l’ovulation.

2. Une prise en charge multidisciplinaire

Le nom SMOP encourage une approche globale, impliquant plusieurs spécialités :

  • Gynécologues

  • Endocrinologues

  • Diabétologues

  • Nutritionnistes

  • Dermatologues

  • Psychologues / thérapeutes pour la santé mentale.

3. Moins de stigmatisation, plus de reconnaissance

Le terme “polykystique” pouvait laisser croire qu’il s’agissait d’un problème limité aux ovaires. Le nouveau nom souligne que :

  • Le SMOP touche plusieurs systèmes.

  • C’est une maladie chronique qui nécessite un suivi à long terme.

  • Cela participe à une meilleure reconnaissance sociale et médicale de la maladie.


Pendant une période de transition de 3 ans, il est normal de voir coexister les termes SOPK et SMOP dans les articles, les consultations et les recommandations.